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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 6 décembre 2016
Je ne suis pas un passionné des querelles d’intégristes baroqueux. Est-ce que l’on trahit réellement la pansée et la musicalité de Bach en employant un hautbois moderne en lieu et place d’un hautbois baroque dans telle ou telle sinfonia ou telle ou telle aria ? Sincèrement, je ne le pense pas. Plus important me paraît la réflexion sur l’épaisseur du son, à savoir le nombre de choristes et de cordes. Je dirai que cette version de Lionel Meunier et l’ensemble vox luminis pour ces quatre cantates me paraît parfaitement limpide, bien équilibrée et non empesée, faisant montre d’une sensibilité certaine mais loin de la sensiblerie ou de l’exhibitionnisme. Pour moi, c’est une excellente version qui, jointe à la haute musicalité de ces cantates, vaut ces 5 étoiles.
IL s’agit de cantates « de jeunesse » de Bach, composées pour trois d’entre elles lors de son séjour à Mulhausen, pour la quatrième à Weimar. Cette dernière (BWV 12 - Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen) a fourni à Liszt la matière à des variations qui existent pour le piano et pour l’orgue. Le thème du mouvement final de Nach dir, Herr, verlanget mich BWV 150 a été adapté par Johannes Brahms pour le finale de sa quatrième symphonie.

BWV 12 - Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen

Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (Les pleurs et les lamentations, les tourments et le découragement) a été composée à Weimar en 1714.
Bach écrivit cette cantate, l'une des premières œuvres de la période de Weimar, pour le troisième dimanche après Pâques et la dirigea pour la première fois le 22 avril 1714 dans la chapelle ducale du château de Weimar. Le texte, essentiellement libre et qui décrit l'affliction des Chrétiens, est probablement de Salomon Franck, poète de cour officiel et auteur de la plupart des textes des cantates de l'époque de Weimar. Le choral final est le dernier couplet de l'hymne « Was Gott tut, das ist wohlgetan » de Samuel Rodigast. Une autre représentation avec quelques modifications mineures de la version originale eut lieu le 30 avril 1724 à Leipzig.

La cantate est écrite pour hautbois, trompette, basson, deux violons, deux alto, viole de gambe et basse continue avec quatre voix solistes (soprano, alto, ténor, basse), Il y a sept mouvements (en fa mineur sauf indication contraire) :
1. sinfonia (fa mineur)
2. chœur : Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (fa mineur)
3. récitatif (alto) : Wir müssen durch viel Trübsal (do mineur)
4. aria (alto) : Kreuz und Kronen sind verbunden (do mineur)
5. aria (basse) : Ich folge Christo nach (mi bémol majeur)
6. aria (ténor) : Sei getreu, alle Pein (sol mineur)
7. choral : Was Gott tut, das ist wohlgetan (si bémol majeur)

Comme dans beaucoup de cantates de l'époque de Weimar, celle-ci commence avec une sinfonia. Dans ce premier mouvement, un solo de hautbois représente symboliquement les pleurs et les plaintes.

La première partie du mouvement choral en forme da capo est une ancienne passacaille sur une mesure en 3/2 qui parodie une douloureuse chanson d'amour de Vivaldi. Avec une extrême économie de moyens, les voix chantent d'abord chacune seulement un mot, comme un soupir prolongé. Dans un processus constant de densification, elles restent sur ces quatre mots jusqu'à la septième répétition de la ligne de la basse où elles poursuivent le texte en homophonie. La partie centrale, dont une partie du texte dit à propos des Chrétiens « die das Zeichen Jesu tragen », est conçue comme un fluide contraste « un poco allegro » et se termine « andante » avec une participation croissante des voix. Bach a retravaillé la partie de passacaille pour le « Crucifixus » de sa Messe en si mineur.

La succession ininterrompue de trois arias sans récitatifs de liaison après le premier récitatif de narration de la Bible est inhabituelle. Il est clair que Bach n'est pas passé de façon abrupte de l'ancienne forme de cantate à la forme standardisée mais que les deux formes se retrouvent côte à côte dans cette œuvre. L'aria du ténor est accompagnée par un solo de trompette qui cite la mélodie du choral « Jesu, meine Freude ».

En ajoutant un violon obligé au choral final dans lequel généralement les instruments renforcent seulement les voix, le compositeur conclut de façon particulièrement brillante cette cantate.

BWV 106 - Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (« Actus tragicus »)

Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (« Le temps de Dieu est le meilleur des temps ») a été composée à Mühlhausen en 1707 probablement pour des funérailles. Le texte pourrait la destiner à la fête de la Purification. Si c'est une cantate destinée à un service funéraire, il pourrait s'agir des funérailles d'Adolph Strecker, maire de la ville, célébrées le 16 septembre 1708 ou de l'enterrement de l'oncle de Bach, Tobias Lämmerhirt mort le 10 août 1707 à Erfurt. On évoque également les obsèques de Dorothea Susanne Tilesius, la sœur du pasteur Eilmar ; cérémonie célébrée le 3 juin 1708.

Le texte consiste en différents versets de l'Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que des versets particuliers de vieux chants religieux de Martin Luther et Adam Reusner, qui tous se rapportent à la finitude et à la mort. La cantate comprend deux parties bien distinctes : le message de l'Ancien Testament à propos de la mort dans la première partie est confronté au message du Nouveau Testament dans la seconde partie. La séparation de l'Ancien et du Nouveau détermine la structure symétrique de la cantate.

La cantate est écrite pour petit ensemble : deux flûtes à bec, deux violes de gambe et basse continue avec quatre voix solistes, soprano, alto, ténor et basse.

1. Sonatine
2. Chœur
1. chœur avec choral : Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit
2. arioso (ténor) : Ach, Herr, lehre uns bedenken
3. aria (basse) : Bestelle dein Haus
4. chœur : Es ist der alte Bund
3. Aria (duo avec choral)
1. aria (duo alto et basse) avec choral : In deine Hände befehl ich meinen Geist
2. arioso et choral (basse et alto) : Heute wirst du mit mir im Paradies sein
4. Chœur (choral) : Glorie, Lob, Ehr und Herrlichkeit

Bach n'avait pas plus de vingt-deux ans lorsqu'il composa la sonatine d'ouverture dans laquelle deux flûtes à bec obligées se font tristement écho sur un fond sonore de violes de gambe et basse continue. Nous avons noté plus haut la présence de ces mouvements introductifs instrumentaux dans ses premières cantates.

Cette cantate se range parmi les plus importantes de ses œuvres. Directement inspirée d'un texte biblique, elle présente une profondeur d'une grande intensité. Alfred Dürr a qualifié cette cantate d'« œuvre d'un génie tel que même les plus grands maîtres y parviennent rarement... l'Actus Tragicus appartient à la plus haute littérature musicale du monde ».

Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir BWV 131

us der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir (Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur), (BWV 131a été composée à Mühlhausen en 1707.
Le texte ne contient pas de poésie libre mais est tiré du Psaume 130 (129) et des versets 2 et 5 du choral « Herr Jesu Christ, du höchstes Gut » de Bartholomäus Ringwaldt (1588). Ces deux textes sont des suppliques pour le pardon des péchés. On en a donc inféré que Bach a écrit cette cantate comme une actions de grâces, peut-être en relation avec un incendie qui détruisit une grande partie du centre ville de Mülhausen peu avant son arrivée dans la ville. Quoi qu'il en soit, aucune documentation d'époque ne mentionne ce service. Il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'une composition pour des funérailles comme dans le cas de l'« Actus Tragicus » (BWV 106).

Cette cantate est l'une des toutes premières que Bach ait écrites, sinon la première.

Une note manuscrite du compositeur indique que l’œuvre a été commissionnée en 1707 ou 1708 durant son séjour à Mühlhausen par Georg Christian Eilmar, pasteur de la Marienkirche. Albert Schweitzer écrit dans sa biographie « Johann Sebastian Bach » que ce pasteur doit avoir été « un grand admirateur de la musique religieuse et un ami personnel de Bach ». Le fait que Bach ne travaillait pas dans cette église fait penser aux spécialistes que le commanditaire de Bach n'était pas intéressé par le travail du jeune organiste.

Le style et l'étendue de la composition suggèrent une origine en 1707, c'est-à-dire au début du séjour de Bach à Muhlhausen.

La cantate est écrite pour violon, hautbois, basson, deux altos et basse continue avec quatre solistes (soprano, contralto, ténor, basse), chœur à quatre voix.
Il y a cinq mouvements :
1. chœur : Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir
2. arioso et choral (basse, soprano) : So du willst, Herr, Sünde zurechnen, Herr
3. chœur : Ich harre des Herrn, meine Seele harret
4. aria et choral (ténor, contralto) : Meine Seele wartet auf den Herrn von einer Morgenwache
5. choral : Israel hoffe auf den Herrn

D'un point de vue formel, la cantate montre de nombreuses similarités avec la cantate Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (BWV 106) composée peu auparavant. Comme d'habitude dans les premières cantates de Bach il n'y a ni récitatif ni da capo, les phrases se fondent les unes dans les autres avec des tempos contrastés. La séquence suivante montre une structure symétrique :
• sinfonia/tutti (adagio–vivace)
• solo (basse) avec choral et Cantus firmus à la soprano (andante)
• tutti (adagio–largo–adagio)
• solo (ténor) avec choral et Cantus firmus à l'alto (lento)
• tutti (adagio–un poc' allegro–adagio–allegro–adagio)

La thématique du deuil et de la supplication est décrite de façon expressive par les instruments et le chant, par exemple le passus duriusculus (de)). L'ouvrage révèle déjà la grande maîtrise du jeune compositeur.

Nach dir, Herr, verlanget mich BWV 150

Nach dir, Herr, verlanget mich (Vers toi, Seigneur, j’aspire) (BWV 150), a été composée en 1707 pour le troisième dimanche après la Trinité
Elle dispute avec la BWV 131 le titre de première cantate composée par Bach. Elle date de la période où Bach venait d'arriver à Mühlhausen, le 15 juin 1707, et a été donnée pour la première fois le 10 juillet 17071.

Le livret alterne entre les textes bibliques et la poésie libre, ce qui est rare parmi les premières cantates de Bach. Le texte des deuxième, quatrième et sixième mouvements provient du Psaume 25 (v. 1, 2, 5, 15). L'auteur du texte est inconnu.

La cantate est écrite pour basson, deux violons et basse continue, deux voix solistes (soprano, basse) et chœur à quatre voix. La durée d'exécution est d'environ 17 minutes. Il y a alternances de chœurs et d'arias sans récitatifs ni répétitions da capo et il n'y a pas de mélodie chorale. Bach utilise intensément la fugue chorale et l'imitation polyphonique, changeant souvent très rapidement de tempo et de caractère au sein des mêmes mouvements pour adapter une nouvelle idée musicale à chaque phrase du texte.

Il y a sept mouvements :
1. sinfonia en mi mineur
2. chœur : Nach dir, Herr, verlanget mich
3. aria (soprano) : Doch bin und bleibe ich vergnügt
4. chœur : Leite mich in deiner Wahrheit
5. trio (alto/ténor/basse) : Zedern müssen von den Winden
6. chœur : Meine Augen sehen stets zu dem Herrn
7. chœur (chaconne] : Meine Tage in dem Leide

Cette cantate est unique par son orchestration clairsemée ainsi que pour l’indépendance et la prééminence du chœur que l'on entend dans quatre des sept mouvements. La sinfonia et le chœur d'ouverture sont tous deux basés sur un motif d'un saut d'octave suivi de cinq demi-tons descendants. Cette figure chromatique, parfois appelée « basse lamento », a été utilisée par des compositeurs tels que Monteverdi comme représentation musicale de l'angoisse, de la douleur et de la nostalgie2. Le cinquième mouvement est un des rares trios vocaux dans l’œuvre de Bach ainsi que le seul mouvement de la cantate qui soit en mode majeur, passant du si mineur au ré majeur. Le dernier mouvement est une chaconne construite sur une ligne de basse qui passe par une série de modulations.
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