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20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 OMBRE ET LUMIERE ..., 12 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Presence (CD)
Symbole de l'existence extra terrestre ou de Dieu, pour ceux voulant y voir une représentation divine, c'est l'étrangeté de l'objet qui intrigue d'abord. Noir, de forme oblongue, dispersant au regard des visages souriants alentour, une présence, une force invisible, c'est avant tout par son visuel à relents mystiques que cet album nous interpelle. Un peu à l'image de l'impact produit par la pochette du premier disque du dirigeable, cette photographie perdue dans un mur blanc radicalise, par sa sobriété de détails, la vision d'un retour aux sources d'un rock qui avait tendance à s'auto congratuler, suite à l'impressionnant Physical Graffiti. Un objet sombre, pour un disque qui l'est tout autant, Présence se singularise de toute la discographie de Led Zeppelin par une noirceur et la mise à nu d'une certaine forme de violence musicale.

A l'image de la famille réunie sur sa couverture, ce disque est également la réunion de deux hommes face à l'adversité. Premièrement, parce qu'au moment de son enregistrement, Robert Plant est en fauteuil roulant, les jambes brisées, suite à un grave accident de voitures, dans lequel femme et enfants ont également été blessés. Secondo, parce que cet album est définitivement le disque de Jimmy Page. Réalisé en 18 jours au studio Musicland de Munich, dans un climat au bord de la dépression, Présence est un album qui transpire de ce froid faisant suite aux grandes douleurs, de cette puissance qui se mute en grandeur d'âme, dès l'instant que l'on se met à sa portée.

Géant aux pieds fragiles, Led Zeppelin reste fort dans la douleur. Aussi, comme pour défier le climat altéré par les graves évènements survenus dernièrement, l'album débute par une sorte d'incantation partant à la recherche d'un nouvel homme, d'un nouveau roi : Achilles Last Stand. Titre complexe, multipliant les références, le dernier combat d'Achille est un monstre de technique qui ne s'apprivoise toutefois jamais. Délivrant un solo d'anthologie sur un alliage de guitares savantes, ce morceau de plus de dix minutes est, aujourd'hui encore, une pièce maîtresse dans la discographie du dirigeable. En quelques sorte, un concentré d'audace sur un texte magnifique.

Passé ce mur de sons héroïque, s'il s'avère, sur le coup de l'émotion nous ayant gagné, plutôt difficile de donner leurs chances aux titres suivants, c'est surtout à cause de l'absence de transition acoustique, de clavier auxquels l'aéronef nous avait habitué. Jetés en pâture à la créature sonore mélangeant guitare slide à la voix de Robert Plant, For Your Life, puis dans les tentacules de l'imparable Nobody's Fault But Mine, c'est sans ménagement que ce disque nous fait redescendre sur terre, aussi vite que nous nous étions laissés entraîner à la recherche d'un messie, d'un Arthur providentiel. En deux morceaux, le ton est donné. Pas de fioriture, du heavy brut, brillant, poignant et violent à souhait, le tout dopé par un John Bonham exemplaire par sa capacité de propager l'onde de choc au-delà du naturel.

Plus dépouillé, peut-être plus aride que d'autres, Présence reste, toutefois, d'une humanité confondante. Si la plupart des textes le prouvent sous plusieurs angles d'approches différents, il en est un qui reste dépositaire du trouble, de la sensation de détresse éprouvé par l'ensemble du groupe : Tea For One. Reflétant plus particulièrement l'état d'esprit de Plant, séparé de sa femme, ce très beau blues est un gouffre de sentiments qui fait étalage de l'implication de chacun face à la douleur de l'ami. Peut être beaucoup plus compact que ses prédécesseurs, cet enregistrement n'a de leçon à recevoir de personne en matière d'émotion.

Avec une pochette faisant, par bien des côtés, une référence ironique au monolithe du film 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, cet album nous prouve que le vaisseau de plomb à toujours su utiliser la rupture pour mieux se transcender.
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Afficher les messages 1-2 sur 2 de cette discussion.
Message initial: 12 août 15 20:45:08 GMT+02:00
Bien, bien. Ce commentaire peut être le début d'un roman dont la fin décrirait Robert Plante allongé dans une chambre toute blanche au décorum Louis XV et dans silence écrasant !. Qu'en pensez-vous ?

En réponse à un message antérieur du 14 août 15 17:41:10 GMT+02:00
... une chambre dont les murs seraient des murmures, des espaces éthérés...
Bien vu !
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