Cliquez ici Cliquez ici Des centaines d'ebooks inclus dans Amazon Prime Cloud Drive Photos En savoir plus cliquez_ici nav_markdown cliquez_ici En savoir plus En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici

Commentaire client

MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 9 octobre 2012
Quitte à ce qu'une horde de corpulents barbus dont la consanguinité avec les Hell's Angels frise la caricature me tombe dessus et me pende à un croc de boucher, précisons tout de suite pour tempérer toutes ces (trop nombreuses) critiques dithyrambiques en crachant dans la bière de mon voisin rocker et néanmoins mélomane, précisons tout de suite donc qu'il ne s'agit pas ici de l'album du siècle. Ni même de la décennie. De l'année, peut-être, et encore si QOTSA ne nous sort pas un album de derrière les fagots pour les fêtes de Noël. Alors d'accord, force est de constater que Slash n'avait pas sorti quelque chose d'aussi consistant depuis longtemps, des années que nous autres spécialistes du air guitar avant l'heure (qui avons grandi avec un poster de Slash dans la chambre tandis que la plus belle fille du lycée se frottait langoureusement à celui d'Axel Rose) nous n'osions plus rêver de l'album qui consacrerait de nouveau le talent de l'inventeur des plus beaux riffs de gratte FM des années 90. On pressentait quelque chose avec son dernier opus de 2010, quelques morceaux cohérents, mais toujours cette production trop léchée, cette tendance pénible au refrain facile et finalement son lot de déceptions (quoi, deux gars comme Slash et Cornell ne sont pas capables de nous pondre le nouveau "You Could Be Mine" ?) Slash a de nouveau retrouvé son fusil, il aiguise ses riffs et ses solos de manière redoutable, "Anastasia", son introduction hispanique et son gimmick à la "Sweet Child O' Mine" en constituant le meilleur exemple. Mais si tous ces arrangements mélodiques, ces arpèges et ces fioritures (comme cette belle Wah-Wah sur le pourtant fadasse "Carolina") sont d'une grande inspiration, pourquoi cette batterie spatiale et cette voix perçante digne des plus belles envolées lyriques d'Europe et de Scorpions ? C'est au contraire un tempo mat et sec, une voix un poil éraillée qu'il aurait fallu, à la Corrosion of Conformity ou à la Gov't Mule, pour que ca colle bien avec la bouteille de Jack que Slash fait trôner sur son Marshall. Ca mettrait en valeur cette guitare plutôt que de faire une grosse salade sonore. D'ailleurs quand Myles s'y essaie sur "Bad Rain", ça fonctionne pas mal avec ce riff tout en palm muting. Les normes sonores contemporaines ne sont plus tout à fait les mêmes qu'il y a vingt ans, et même s'il ne faut pas succomber aux modes faciles, ça nous rappelle parfois un peu l'effet que nous a procuré la dernière écoute d'un Iron Maiden que l'on a retrouvé dans le garage sous la tondeuse, ça nous dit que ça manque un peu de testostérone. Mais abstraction faite de ces détails, c'est de la bonne came. On passera l'hiver au chaud avec ça. Mais pas sûr qu'on aille au bout du monde avec dans quelques années.
9 personnes ont trouvé cela utile
|22 commentaires|Signaler un abus| Lien permanent

Détails sur le produit

4,7 sur 5 étoiles
39
12,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime