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Commentaire client

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 TRES beau disque - mais qui reproduit une nouvelle tradition de couplage à mon avis un tantinet fâcheuse, 5 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Trios pour piano n° 6 et n° 7 Archiduc (CD)
Je précise que, comme il m'arrive parfois, je commente ce disque après me l'être fait prêter par un ami.

Beethoven est certainement le premier compositeur à avoir pris conscience de la véritable nature du trio avec piano, ou du moins d'avoir les moyens de la réaliser.

Les admirables trios de Haydn (que je recommande chaudement - leur discographie commence à être plus que respectable) répondaient au souci technique de rendre expressif le pianoforte, essentiellement par des doublures ou des contresujets confiés à des instruments d’intensité et d expression modulables face aux limitations du pianoforte.Et il est vrai que ses trios sont avant tout des pièces de pianoforte d'une virtuosité redoutable, qui appellent justement un 'complément d'expression' que Beethoven a trouvé dans les nouveaux 'Hammerklavier'.

Il a donc été un pionnier de l'émancipation du violoncelle par rapport au piano, et ce dès ses débuts. Mozart avait ouvert la voie pour le violon dans ses sonates encore un peu trop méconnues (du moins selon moi). Le génie constructiviste de Beethoven, sur les plans harmonique, mélodique, architectural, et d'équilibre des timbres lui permettait donc d'ouvrir une nouvelle page quasi vierge dans le genre de la musique de chambre. Il sera suivi par Schubert dans les deux impérissable trios que nous connaissons.

Nous avons ici deux trios: l'un caractéristique de sa 'deuxième période', l autre de l'orée de sa 'troisième période' marquée par une oscillation entre des architectures néoclassiques revisitées (l'op. 106!) et des formes complètement révolutionnaires et innovantes.

Les interprètes, rompus à l' "intelligence" au sens étymologique des styles et des genres, ne tombant pas dans des travers classiques: ultra-romantisation du trio op. 70 n°2, tentatives vaines de romantisation ou au contraire classicisation sèche de "l'Archiduc". Certes, par nature, il n'y a pas UNE interprétation beethovénienne, mais il y a des contresens qui appauvrissent le polyvalence de sa musique. Rien de cela ici.

Ce que je regrette un peu, c'est qu'il est devenu - pour des questions de timing probablement - traditionnel de coupler "l'Archiduc" avec le trio op. 70 n°2, ce qui rejette dans l'ombre l'op. 70 n°1, qui ne démérite en rien par rapport au 70/2, mais en diffère complètement. Je dirais même que ses traits typiquement beethovéniens en font une œuvre du pus haut intérêt. A l'époque du vinyle, il était plus naturel - toujours pour des raisons de timing - de coupler les deux de l'op. 70 d'une part, et d'isoler "l'Archiduc" d'autre part.

Bien entendu, il ne saurait être question de mettre cela au passif de ce TRES beau disque. Simplement, je voulais attirer l'attention sur ce très beau trio op. 70 n°1 qui a tendance à être un peu oublié des mélomanes et interprètes.

Amicalement, Gérard.
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Message initial: 9 mars 14 21:10:11 GMT+01:00
Je dois rajouter que l'inverse se produit. On couple l'Archiduc et l'op 70/1 (le trio 'des Esprits' et c'est le 70/2 qui passe à la casserole. Or, quand Beethoven éditait par paires, il aimait bien le contraste: tous les pianistes connaissent le cas de l’op; 27, où rien ne ressemble moins à la "sonate au clair de lune" - à de multiples points de vue - que l'op. 27/1.
Tout bien considéré, je pense que ces trios valent bien une intégrale.

En réponse à un message antérieur du 20 mars 14 08:31:49 GMT+01:00
Entièrement d'accord avec votre brillant commentaire de cette splendide interprétation.

En réponse à un message antérieur du 21 mars 14 13:49:30 GMT+01:00
Merci cher Monsieur,

De fait, comme je l'ai écrit en commentaire, si pour Henri IV Paris valait bien une messe, ces trios valent bien une intégrale. Car ils vont de la 'première manière' au seuil de la dernière. Or, lorsque l'on y réfléchit, (1) la symphonie et le quatuor démarrent de manière plus tardive chez Beethoven que la musique de piano (beaucoup de gens connaissent la première sonate, et la "Pathétique" est antérieure aux quatuors op. 18) et la musique de chambre avec piano et (2) par rapport au style Haydnien, Mozart avait émancipé le violon (l'op. 23 de Beethoven est quasi-mozartien) et Beethoven le violoncelle dans ses deux sonates op. 5. Tout était en place pour écrire de 'vrais' trois, ce que Beethoven a bien compris. C'est pourquoi ses premiers trios sont des témoins aussi importants que les deux sonates violoncelle/piano de l'op. 5, et Schubert, dans la courte année séparant la mort de Beethoven de la sienne, a montré comment il avait su fusionner TOUT l'héritage de Beethoven et son génie propre pour nous donner ses deux inoubliables trios. Bien plus tard, je considère que le trio op. 8 de Brahms est réellement son premier chef d’½uvre. Le scherzo anticipe une manière d'écrire que l'on retrouvera jusque dans ses ultimes ½uvres pour piano. Inversement 'notre' Fauré attendra la fin de sa vie pour écrire un trio et un quatuor où le langage est complètement décanté, mais où la solidité de l'architecture vient incontestablement de Mozart et Beethoven. C'est du reste une qualité qu'on reconnaît rarement à Fauré, alors qu'on lui reconnait des choses bien plus superficielles.
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Lieu : Toulouse, France

Classement des meilleurs critiques: 256