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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 30 mai 2015
Le mérite d'un tel collectif, c'est sa prise de position, à savoir, comme le dit Marc Corroto sur le site d'All About Jazz, une attitude (ou une altitude...) qui consiste à ne pas laisser de place à l'indécision. Ce septième disque du guitariste Jon Lundbom sorti sous le label Hot Cup records en avril 2015 présente la configuration du septet tout acoustique. La première chose qui frappe l'auditeur ici, c'est la puissance de l'ensemble, la tension qui anime ce jazz qui est tout sauf consensuel. Un peu comme la musique de Most Other People Do The Killing (avec Jon Irabagon et Moppa Elliott que l'on retrouve dans cette galette...), celle de Jon Lundbom est constamment sur le fil du rasoir, entre élégance et vociférations. D'une manière plus générale, la musique se fend entre free-bop et free jazz. Au delà de la sonorité de l'ensemble, deux musiciens me touchent particulièrement ici : Jon Irabagon au saxophone soprano et le leadeur, Jon Lundbom, à la guitare. Dès le thème d'ouverture par exemple (The Bottle, qui n'est pas, on le notera, une relecture de la fameuse composition de Gil Scott Heron), la force tellurique du légendaire saxophoniste ne fait aucun doute. Entre sonorités chaudes à la John Coltrane (et même Steve Lacy), Irabagon impressionne de bout en bout. Sur First Harvest, une balade paradoxalement nerveuse, on admirera une fois de plus la sonorité d'un pareil collectif mais aussi la subtilité du jeu de ce guitariste phénoménal (1).

Le répertoire est constitué de sept titres exclusivement composés par le leadeur. Pas de gras par ici. Ni de superflu. Mais aussi étrange que cela puisse paraître pour une musique aussi tendue et roborative, le swing y a toute sa place. Ainsi, on découvrira et l'on réécoutera avec un plaisir gourmand cette pièce centrale dont je parlais à l'instant (First Harvest, tout un programme comme le titre l'indique : "première récolte"). Mélodiquement riche, rythmiquement marqué, harmoniquement subtil, les morceaux qui nous sont proposés sont d'une beauté fantomatique, d'une précision dans l'exécution thématique, laissant le champ libre à l'ouverture (Lick Skillet, au cours duquel le tromboniste choisit pendant quelques minutes de souffler seul, nous conduisant dans un écosystème sous-marin étourdissant, avant de laisser la place à la section rythmique et à la flûte très funky de Justin Wood). La cohésion du collectif ainsi que sa beauté formelle (First Harvest) ne font aucun doute. La structure de l'ensemble convainc l'auditeur (la marche percussive sur W.P.S.M. en témoigne admirablement). Bref, la qualité des compositions est à saluer ici.

Le choix des musiciens est donc de tout premier ordre. D'un professionnalisme qui laisse vraiment pantois. C'est le genre de collectif qu'il faut aller voir en concert de toute urgence, même si la présente galette enregistrée en studio peut s'écouter comme un set en club. La spontanéité et la fraîcheur de la musique sont à ce point palpables, et ne font jamais défaut au cours de ces cinquante-six minutes. L'amateur pourra y admirer la teneur de l'entreprise, et surtout les idées qui fusent (W.P.S.M. est un pur enchantement d'improvisation libre avec un Jon Irabagon au sommet de son art quand il enfourche le saxophone soprano). Les autres musiciens ne sont pas en reste. Ainsi, Bryan Murray au saxophone ténor, Sam Kulik au trombone, Moppa Elliott à la contrebasse, Dan Monaghan à la batterie (quelle finesse et quelle relance !). Voici donc un collectif à ne manquer sous aucun prétexte car on est vraiment en présence d'une musique dans ce qu'il y a de plus enthousiasmant. Le Jon Lundbom Big Five Chord n'est pas vraiment sous les projecteurs médiatiques à l'heure actuelle et c'est bien dommage. Mais qu'importe après tout. Il nous emporte loin, très loin. Bref, vous m'aurez compris, ça dépote grave par ici, ça joue, ça pulse avec un jaillissement de joie que l'on n'avait rarement entendu sur disque ces dernières années. Conclusion : on attend la suite avec impatience. Organisateurs de concerts et de festivals, à vos agendas!

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(1) Influences de Sonny Sharrock et James Blood Ulmer.
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