Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici NYPLesPlusAttendus Cloud Drive Photos nav_BTS17CE En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaire client

En gros, on pourrait dire que ce disque appartient à la deuxième période de Neil Young, la première allant de ses débuts jusqu'à Harvest, en 1972. Il y a ensuite une évidente rupture, autant personnelle qu'esthétique, une crise qui s'articule en 3 disques : Time Fades Away (1973), On the Beach (1974) et Tonight's the Night (1975), avant la renaissance de Zuma (1975). Coincé entre Time Fades Away (dont Young refuse toujours la reparution) et Tonight's the Night ou plutôt la sortie de ce dernier, enregistré avant On the Beach, ce dernier est le seul des trois disques entièrement enregistré en studio et où les sonorités acoustiques prédominent. Entre la lenteur des tempi, la douceur des nuances et une production anti-spectaculaire au point de cultiver un son relativement terne, ce disque a aussi beaucoup moins de charisme que ses voisins et moins de chansons immédiatement marquantes. Mais le temps joue pour lui : c'est au fil des écoutes qu'il révèle sa force. Le tout début de Walk On prend à revers par son grand écart de la production, assez léchée sur les instruments (entendre le perlé des cymbales) et d'un amateurisme "live" sur la voix (qu'on retrouvera sur Tonight's the Night). Psychologiquement blasté, Neil Young sort de la chrysalide du folk rock un rien générique de ses débuts pour trouver une vraie stature artistique : lyrics hallucinés mais témoins d'une lucidité qui dit adieu aux illusions romantiques de la jeunesse, country blues effondré se répandant sur la plage, On the Beach est une des plus belles plaintes lyriques du rock. La première face est déjà assez au-dessus de qu'a fait Young jusque-là. La deuxième restera avec The Man who Sold the World de Bowie comme un des documents canoniques des effets du cannabis à forte dose. Trois ballades open-ended, sans début ni fin ; sans cohérence thématique ou narrative, les paroles dérivent d'idée en idée et se figent sur des visions ("I went to the radio interview / I ended up alone at the microphone"). Dans Ambulance Blues le refrain n'a pas grand rapport musicalement avec le couplet et la construction devient anarchique : passé le deuxième refrain, il n'y a plus que des couplets, signe d'errance mais aussi d'aplatissement existentiel, comme s'il n'y avait plus nulle part que de l'ordinaire. Au bord du néant, Neil Young est fascinant.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus| Lien permanent
Qu'est-ce que c'est ?

Que sont les liens vers les produits ?

Dans le texte de votre commentaire, vous pouvez faire un lien direct avec tous les produits proposés sur Amazon.com. Pour insérer un lien vers un produit, suivez les étapes suivantes :
1. Trouvez le produit que vous souhaitez référencer sur Amazon.com
2. Copiez l'adresse Web du produit
3. Cliquez sur Insérer un lien vers un produit
4. Collez l'adresse Web dans le champ
5. Cliquez sur Sélectionner
6. En sélectionnant l'article affiché, vous insérerez le texte qui prendra cette forme : [[ASIN:014312854XHamlet (The Pelican Shakespeare)]]
7. Lorsque votre commentaire sera publié sur Amazon.com, ce texte sera transformé en hyperlien, comme :Hamlet (The Pelican Shakespeare)

Vous êtes limité à 10 liens vers des produits dans votre commentaire et le texte du lien ne peut pas contenir plus de 256 caractères.

Veuillez écrire au moins un mot
Vous devez acheter au moins un article d'Amazon pour publier un commentaire
Un problème est survenu lors de la soumission de votre commentaire. Veuillez réessayer ultérieurement.

Un problème s'est produit lors du chargement des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.


Détails sur le produit

4,9 sur 5 étoiles
31
4,9 sur 5 étoiles
5 étoiles
28
4 étoiles
3
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
30,67 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime