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La rosée blanche Poche – 1 mars 2004

3.0 étoiles sur 5 1 commentaire client

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Description du produit

Extrait

Longue et sinueuse cicatrice rousse, le chemin de terre de Lavialatte portait encore les traces d'une semaine de pluie. Là où le charroi avait creusé de profondes rigoles dormaient de grasses flaques stagnantes, cuivrées au soleil. Léon Goursat, d'un pas agile, sauta sur le bas-côté pour contourner l'obstacle. «La boue ! maugréa-t-il, on en a eu son aise...» Et il reprit sa marche sur le pré où le talon s'enfonçait à peine, essoré déjà par une belle journée de soleil. «La boue et le reste», grogna-t-il en humant l'air vibrant de mille insectes. Il respira profondément, l'attention captée par le silence.
Depuis son retour, on le surprenait fréquemment ainsi, immobile et droit, à contempler de longues minutes l'espace. Tout était redevenu calme dans sa tête, peu à peu. Mais ce que son regard embrassait à perte de vue lui paraissait, jour après jour, un don du ciel. Car il avait cru perdre à jamais ce pays, si, souvent rêvé, là-bas dans la boue, comme un jardin d'Eden. Pourtant, tout lui était revenu intact, les champs bouquetés de Lavialatte, les bois des Cousteaux moirés de brume dans le petit matin, les belles collines verdoyantes de Galiane-sur-Sévère, tout, sauf lui, lui qui avait tellement changé durant ces quatre années, au point de se demander si cette terre saurait encore apprivoiser l'animal sauvage et taciturne qu'il était devenu.
Parvenu à la cerisaie, Léon chercha le petit sentier qui, autrefois, permettait de couper au plus pressé. Il dégringolait à flanc de rocher entre les chênes nains et les buissons noirs pour aboutir aux ruchers. Les ronces avaient gagné toute la plantation, au point que le jeune homme dut se fier à ses souvenirs pour retrouver les traces de l'ancien chemin.
Tout est sens dessus dessous, pensa-t-il en levant les yeux vers le cimetière du village où dormaient, dans la paix du jour, Clément et Pierre. Pierre surtout se serait alarmé de voir la propriété à l'abandon, dans une de ces colères qui lui avaient valu une réputation d'ours dans le voisinage. Léon Goursat se sentit découragé à l'idée qu'il lui faudrait remettre tout en état. Désormais, l'avenir repose sur mes épaules, se dit-il en se laissant glisser le long du rocher qui tombait à pic sur les ruchers, dont les minuscules toits en tôle piquée de rouille émergeaient à peine dans le fouillis des églantiers. Léon se souvint qu'à la mobilisation générale, avant de partir, il avait enterré là, près du laurier, son chien, le brave Basile. Il l'avait trouvé mort un matin, devant la porte des étables, sa langue bleu vitriol hors de la gueule. Il n'avait pas été difficile de deviner qu'on l'avait empoisonné avec de la taupicine. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

Présentation de l'éditeur

Rude paysan attaché à sa terre et à ses traditions, le père Goursat s'inquiète pour sa succession à la tête du domaine familial. Deux de ses fils sont morts dans les tranchées. L'épouse du dernier, Léon, ne veut pas rester à la campagne. Le père Goursat désespère de voir l'œuvre de sa vie, de celle de plusieurs générations, s'éteindre ainsi. De son côté, Marcellin Bascompt, riche propriétaire, profite de la vie et de ses plaisirs dans la frivolité et l'insouciance, sans entendre les bruits de bottes qui résonnent aux portes du pays. Amours contrariés, tragédies familiales, jalousies et malveillance tissent la trame de cette histoire composée avec une sensibilité et une connaissance intime des paysages et des gestes d'antan qui ont fait le succès de Jean-Paul Malaval.

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11 octobre 2017
Format: Broché|Achat vérifié
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