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La semaine sanglante de la Commune de Paris Broché – 28 mars 2013

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Description du produit

Extrait

MARIE-HÉLÈNE ROQUES

La Semaine sanglante, dernières tensions de la Commune

La Semaine sanglante est un concentré des tensions nées des combats sans merci des Versaillais contre les Parisiens, figures d'autorité contre figures de liberté, paix à tout prix contre les utopies. Du 21 au 28 mai 1871, on s'est tant battu dans Paris, on a tant condamné, tant massacré que les esprits, longtemps, en sont demeurés saisis. Cependant, acteurs et témoins ont écrit, parlé, raconté ces derniers jours avec force détails, quel que soit leur camp. Jules Vallès, sans nul doute, en est la figure de proue, membre de la Commune, fondateur du Cri du Peuple, responsable de la grande barricade de Belleville, la dernière à tomber. Il en a donné dans L'Insurgé une version puissante, six chapitres qui illustrent remarquablement les contradictions du personnel politique de la Commune comme les tensions entre lesquelles lui-même s'est débattu.

Tensions d'abord entre les hommes de discours et les hommes d'action, les pékins et les soldats, les intellectuels et les gens de terrain.
Aux premiers, les réunions, les décisions, telles celles du 24 mai où l'on délibère d'une reddition, avant d'aller déjeuner chez Lapeyrouse, de réfléchir, de signer des arrêtés, impuissants, révoltés.
Aux seconds, les avancées, l'explosion de la poudrière du Luxembourg - encore un homme d'action, le colonel fédéré Maxime Lisbonne. Ce jour-là, raconte Maxime Vuillaume, dans le Quartier latin, «la fusillade crépite tout à l'entour. Dans une heure, deux heures au plus, ce sera la bataille. Rue Racine, en face du café Soufflot, une voiture arrêtée près de la barricade. On en descend des caisses de cartouches que l'on range le long des pavés.» Maître lui résume, en mots rapides, la défense : «La place Saint-Michel est fermée par la grosse barricade. La rue Saint-Séverin, hérissée de pavés. La rue des Écoles, le boulevard, coupés de fossés. La rue Racine, la rue de l'École-de-Médecine, barricadées. Et, forteresse colossale, la barricade de la place Maubert, protégeant la retraite, par le pont d'Austerlitz, vers la rive droite et le 11e.»

Tension à son comble qui oppose, souligne Vallès dans Le Cri du Peuple du 31 octobre 1884, les délégués de la Commune à «un noyau de petits dictateurs qui avaient une sardine ou une épaulette dans leur passé, qui étaient chamarrés d'écharpes et traînaient de grands sabres».

Méprisants avec ça, dédaigneux : «Il fallait voir comme on nous recevait quand nous parlions de clouer le poing des traîtres sur l'affût des canons de Montmartre ; quand nous demandions qu'on abattît à coups de pied les barricades dressées dans les rues, comme des portants de comédie.» Et cette réplique, cinglante, dans L'Insurgé, chapitre XXX, soulignant que, malgré le mépris, l'attente reste palpable d'une répartition des tâches, d'une réflexion en amont de l'action :

«Votre place n'est pas ici, m'a même dit brutalement un fédéré à visage ridé. Allez rejoindre les autres ; constituez-vous en Conseil, décidez quelque chose ! Vous n'avez donc rien préparé ? Ah ! nom de Dieu !... Par ici le canon, François ! Femme, mets les dragées !»

Mais Vallès ? Maladroit, incompétent sur le terrain de la barricade, mieux armé sur celui du discours, Vallès cependant tiendra jusqu'au bout la barricade géante de Belleville. Non par bravoure, mais par respect de la parole donnée. Il est lucide cependant :

«Je ne vaux pas cette rouleuse de boulets et ce pousseur de canon. Comme écharpier, je ne compte pas.» Ou cette autre mention, guère plus élogieuse : «Je ne suis guère fort en stratégie. Comment fortifie-t-on un quartier ? Comment met-on des pièces en batterie ?

Est-ce que ça sait quelque chose, un éduqué ?»

Et pourtant, il sera là, au dernier soir, répondant aux critiques qui fusent de toutes parts devant son attitude d'observateur adossé à l'encoignure de la barricade :

«Poseur, va !
- Bah ! Ils m'embêtent à la fin !
Jadis, quand j'étais commandant du 19e, je sauvais mes airs de garde champêtre et mon incapacité militaire en jurant qu'au moment suprême je serais là avec le bataillon ou ce qui en resterait.
J'y vais.»

(...)

Revue de presse

Le dessinateur Eloi Valat fait revivre, jour par jour, la sanglante répression des barricades du 21 au 28 mai 1871...
Eloi Valat n'est pas un historien. Alors il a eu l'excellente idée de s'immerger dans les archives, de sortir des documents du Journal officiel, des extraits de journaux, des petites histoires qui disent le quotidien dans ce Paris insurgé. Il a accompagné ces textes d'images saisissantes qu'il a dessinées, pas seulement en guise d'illustrations mais pour restituer l'ampleur de la Commune. Le résultat est à la hauteur du propos, de cette histoire inouïe qui, même perdue par les révolutionnaires, laissera des traces indélébiles. On peut lire chacun des ouvrages sans forcément passer par les précédents, même si c'est dommage. (Béatrice Vallaeys - Libération du 6 juillet 2013)

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