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Le sermon sur la chute de Rome - Prix Goncourt 2012 par [Ferrari, Jérôme]
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Le sermon sur la chute de Rome - Prix Goncourt 2012 Format Kindle

3.2 étoiles sur 5 134 commentaires client

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EUR 7,99

Longueur : 208 pages Composition améliorée: Activé Page Flip: Activé

Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Empire dérisoire que se sont constitué ceux qui l’ont toujours habité comme ceux qui sont revenus y vivre, un petit village corse se voit ébranlé par les prémices de sa chute à travers quelques personnages qui, au prix de l’aveuglement ou de la corruption de leur âme, ont, dans l’oubli de leur finitude, tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel sous toutes ses formes, et qui, assujettis aux appétits de leurs corps ou à leurs rêves indigents de bonheur ou d’héroïsme, souffrent – ou meurent – de vouloir croire qu’il n’est qu’un seul monde possible.
Voir Jérôme Ferrari présente son roman "Le sermon sur la chute de Rome"

Biographie de l'auteur

Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir enseigné en Algérie puis en Corse, occupe un poste à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) depuis septembre 2012.
Chez Actes Sud, il est l auteur de cinq romans : Dans le secret (2007 ; Babel n° 1022), Balco Atlantico (2008), Un dieu un animal (2009, prix Landerneau ; Babel n° 1113), Où j ai laissé mon âme (2010, prix roman France Télévisions, prix Initiales, prix Larbaud, grand prix Poncetton de la SGDL) et Le sermon sur la chute de Rome (2012).

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 924 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 208 pages
  • Editeur : Éditions Actes Sud (22 août 2012)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B008KNAE8M
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 3.2 étoiles sur 5 134 commentaires client
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°23.268 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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Meilleurs commentaires des clients

Par Semper Victor COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS le 22 janvier 2013
Format: Broché
Le roman de Jérôme Ferrari, presqu'une nouvelle tant il est court (200 pages de petit format), se distingue tout d'abord par une belle écriture, au vocabulaire riche et aux phrases ciselées, et de subtiles références historiques et philosophiques qui, étonnamment, ne détonnent pas avec un récit centré sur l'univers terre à terre d'un bar assez banal d'un petit village corse.

A travers l'histoire d'une famille (sur 4 générations), l'auteur illustre intelligemment l'idée que si l'on ne choisit pas sa famille, on ne peut pas non plus se soustraire facilement à l'histoire et aux blessures de cette même famille. Au travers des aspirations de Matthieu et de son ami Libero qui reviennent au village pour reprendre la gérance d'un bar pourtant marqué par une évidente mauvaise étoile, l'auteur développe son thème central - « Ce que l'homme fait, l'homme le détruit » - sur la base d'événements anodins et très concrets. La trame du récit se situe ainsi à des années lumières de bouleversements civilisationnels qu'a vécu Saint Augustin, 1600 ans plus tôt, qui servent pourtant de filigrane au roman (Libero a étudié Saint Augustin en fac de philo et la sœur de Matthieu travaille sur le site des fouilles d'Hippone) et viennent en souligner le propos.

C'est donc avec une grande discrétion que l'auteur exploite la référence au sermon d'Augustin sur la chute de Rome : pas besoin, comme Jérôme Ferrari le démontre, de féroces guerriers Wisigoths ou Vandales pour mettre à bas un monde apparemment idéal.
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Format: Poche
En lisant la 4ième de couverture, je vois que ça parle d'un bar familial en Corse...je craignais le pire, de découvrir un tableau familial lent et ennuyeux.

Il n'en est rien, même si la construction est un peu lente, les premiers chapitres moins expressifs, davantage présents pour structurer la suite que nous empêcher de fermer l'oeil.

Le style de jérome Ferrari m'a surpris, y étant peu habitué. De courtes propositions s'enchainent, uniquement séparées par ces virgules, ajoutant à la précédente des colorations différentes, portant le lecteur comme le ferait une rivière, pris de plus en plus fort par le courant de l'ambiance qu'il distille.

Description des scènes et des personnages un peu distante, laissant le lecteur se forger sa propre image, aidé par les sous-entendus impliqués par le choix des mots.

Finalement le scénario, n'en est pas vraiment un ; nul rebondissement incroyable, tout ce qui se passe n'a pour but que d'éclairer, pour chaque personnage, sa relation aux autres et leur approche à la vie et la mort et en ce qu'ils ont de symbolique : les aspirations et les échecs.

Le final (le fameux Sermon), est brillant de solennité et de pertinence. Il semble nous condamner tous à nos errances terrestres, privés de lucidité et d'espoir. Semble seulement. Comme Saint Augustin qui doute, qui peut vraiment savoir ?

Bonus : Couverture magnifique
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Format: Broché Achat vérifié
Un philosophe, auteur confirmé au style original et brillant, qui nous invite à découvrir notre société en contrepoint des méditations de Saint Augustin! Voilà ce qui me semblait la promesse d'une lecture intéressante, voire même d'une réelle découverte. Or, à la fermeture du livre, il ne me reste que le sentiment d'avoir perdu mon temps.
Que les personnages soient des anti-héros aux motivations médiocres, pourquoi pas. Mais aucun d'entre eux ne fait l'objet d'un minimum de réalité psychologique. Aucune identification n'est possible avec cet univers de zombies, si bien que le rapprochement avec la chute de Rome fait l'effet d'un anachronisme sacrilège. Le vrai sujet de cette fausse saga est le "bar", dont le destin nous est conté avec force détails, avec les tentatives successives d'en rendre l'exploitation rentable. Un bar corse ne peut survivre qu'en s'adossant à la prostitution: telle pourrait être, en résumé, la thèse de cet ouvrage. Certes, cela force la méditation!
Le mal-être existentiel du Roquentin de La Nausée apparait, en comparaison, comme une aventure exaltante. Pour ceux qui aiment le 'trash', qu'ils (re)lisent les Chemins de la liberté!
11 commentaires 118 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: Broché
Il fallait bien du culot à Jérome Ferrari pour faire entrer en résonance la petite histoire banalement humaine de Libero et Matthieu, avec la grande Histoire, celle de St Augustin tentant de consoler ses contemporains sur la fragilité des Empires aprés la chute de Rome. J'ai attaqué ce court roman à reculons car je trouvais ce pati-pris bien prétentieux et j'avais lu trop de commentaires négatifs. Et pourtant ce roman a été pour moi une des trop rares belles surprises de la rentrée. Bien sûr on peut être agacé par ces phrases à rallonges, mais ne sommes-nous pas dans une tragédie, celle précisément de la condition humaine? et cela mérite bien un peu de pompe. On peut aussi être irrité par une construction parfois confuse aux changements de points de vue non annoncés. Mais ce flottement ne souligne-t'il pas le parallèle entre le destin du grand-père et celui de son petit-fils, l'un ayant compris le tragique et l'absurdité de la condition humaine et l'autre qui ne va pas tarder à en faire la triste expérience? Inutile de présenter l'aventure corse de ces deux garçons qui nous rappelle la vanité de nos entreprises qu'un grain de sable peut détruire mais qui nous dit aussi que l'homme a en lui la force de se relever après l'effondrement de ses rêves. Belle métaphore aussi sur la mort des sociétés, la nôtre certainement, mais l'Histoire nous a prouvé que les hommes s'adaptent et que la vie perdure. Un roman pas si pessimiste qu'il n'y paraît au premier abord.
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