Les frères Dardenne, on ne les présente plus, à leurs admirateurs pas plus qu'à leurs détracteurs d'ailleurs. On ne cachera pas qu'on fait partie des premiers. Et qu'on pense que les seconds et ceux qui ne les connaissent pas devraient voir Le Silence de Lorna. Bien entendu, si vous pensez qu'on ne voit des films que pour se divertir (au plus mauvais sens du terme, mais passons...) et que tout ce qui ressemble à notre monde n'y a pas sa place, ce n'est certes pas la peine d'aller vers ce genre d'oeuvre. Mais sinon...
Passons en revue ce qu'on leur reproche. L'éternel film-social-comme-un-documentaire? Rien n'est plus faux. Sans révéler les éléments d'une intrigue qu'il vaut mieux découvrir en même temps que le film, disons qu'on peut difficilement imaginer film plus scénarisé, avec des éléments de film noir (la femme fatale en cheville avec un homme pour plumer le pigeon), de mélodrame, et même vers la fin de conte de fées. Le misérabilisme? Lorna, pas plus que les autres personnages des Dardenne, n'est pas une victime, ou plutôt elle l'est mais en étant elle aussi bourreau, rouage dans la machine à broyer de l'humain. Le grand sujet des Dardenne est l'accession d'un personnage à la conscience; alors que les conditions faisaient qu'il ne pouvait pas vraiment se permettre un tel luxe, elles font tout à coup qu'il ne peut plus faire autrement qu'être hanté par elle. En quoi cette façon de regarder des personnages se débattre avec leur conscience serait-il misérabiliste? Oui, il est question d'argent, de ce qu'il rend possible, de comment la vie et les relations humaines peuvent être quantifiées et tarifées. Mais les scénaristes et réalisateurs ne jouent pas avec cela pour faire pleurer à peu de frais. A vrai dire, l'intelligence des ressorts scénaristiques, qui ne cherchent pas forcément à être subtils, et des ellipses, la sécheresse et la douceur dans le regard sur les personnages (en tout cas Lorna et Claudy, tous deux remarquablement interprétés), la force des questions morales posées, tout cela devrait l'emporter et faire se poser des questions à ceux qui rejettent par principe ce cinéma-là.
A noter que le film partage avec le non moins admirable film de Ken Loach, It's A Free World (voir mon commentaire sur ce film), ces questions morales et que Loach pas plus que les Dardenne - malgré sa réputation, en grande partie fausse - ne fait dans le moralisme. Deux oeuvres fondamentales de notre temps qui le regardent, toutes deux via un personnage de femme qui bataille avec sa conscience après avoir essayé de la faire taire; deux oeuvres qui sont pleinement des films de cinéma mais qui n'en oublient pas de parler de notre monde tout en dramatisant parmi ses aspects les plus sombres.
Pour revenir sur l'interprétation, si Arta Dobroshi fait partie des très belles découvertes dont on sait les Dardenne capables, Jérémy Renier, qu'ils avaient fait jouer pour la première fois dans la Promesse, autre de leurs très grands films, renouvelle ici son jeu de façon stupéfiante: il arrive à donner corps et à faire croire à son personnage de drogué, rôle toujours casse-gueule dont il se tire admirablement.
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Le Silence de Lorna
Arta Dobroshi
(Acteur),
Jérémie Renier
(Acteur),
Jean-Pierre Dardenne
(Réalisateur),
Luc Dardenne
(Réalisateur)
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| Genre | Drame |
| Format | Couleur, PAL, Dolby |
| Contributeur | Jean-Pierre Dardenne, Olivier Gourmet, Fabrizio Rongione, Luc Dardenne, Jérémie Renier, Morgan Marinne, Anton Yakovlev, Arta Dobroshi, Alban Ukaj Voir plus |
| Langue | Français |
| Durée d’exécution | 1 heure et 45 minutes |
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Description du produit
Le Silence de Lorna
Détails sur le produit
- Rapport de forme : 1.85:1
- Dimensions du colis : 18.6 x 13.8 x 1.4 cm; 200 grammes
- Réalisateur : Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
- Format : Couleur, PAL, Dolby
- Durée : 1 heure et 45 minutes
- Date de sortie : 17 mars 2009
- Acteurs : Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione, Alban Ukaj, Morgan Marinne
- Doublé : : Français
- Sous-titres : : Anglais, Français, Néerlandais
- Langue : Français (Dolby Digital 2.0)
- Studio : Blaq Out
- ASIN : B001NPUI4O
- Pays d'origine : France
- Nombre de disques : 1
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Commentaires client
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TEMPLE DE LA RENOMMEE500 PREMIERS REDACTEURS D'AVIS
5,0 sur 5 étoiles
Un des tout meilleurs Dardenne: l'occasion pour les réfractaires de les (re)découvrir
Commenté en France 🇫🇷 le 12 mars 20099 personnes ont trouvé cela utile
Utile
Commenté en France 🇫🇷 le 6 mai 2010
Une fois de plus les frères Dardenne nous montrent les travers de la société actuelle avec les ignobles trafics excercés sur les étrangers qui veulent obtenir des papiers et du travail.
Cela commence par un mariage blanc d'une jeune femme d'origine moldave (interpété par Arta Dobroshi) avec un jeune toxicomane belge (interprété par Jérémie Rénier), puis le divorce une fois la nationalité belge obtenue. Le trafic continue avec les besoins d'argent de la jeune fille pour acheter un magasin avec un remariage avec un russe qui veut obtenir lui aussi la nationalité belge.
Cependant, malgré tout le trafic, cette fille va donner de l'amour au jeune belge drogué qui finira par mourir...
Cela commence par un mariage blanc d'une jeune femme d'origine moldave (interpété par Arta Dobroshi) avec un jeune toxicomane belge (interprété par Jérémie Rénier), puis le divorce une fois la nationalité belge obtenue. Le trafic continue avec les besoins d'argent de la jeune fille pour acheter un magasin avec un remariage avec un russe qui veut obtenir lui aussi la nationalité belge.
Cependant, malgré tout le trafic, cette fille va donner de l'amour au jeune belge drogué qui finira par mourir...
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Commenté en France 🇫🇷 le 17 juillet 2013
Une oeuvre magnifique sur tout les plan. Je ne saurait trop recommander ce film. Mise en scène brillante, interprétation de haut niveau et scénario d'une grande originalité. Je ne m'en lasse pas.
Dvd reçut conformément à l'annonce, parfait!
Dvd reçut conformément à l'annonce, parfait!
Commenté en France 🇫🇷 le 27 juin 2019
J'ai trouvé ce film un peu confus, je ne connais personne qui parle et vit avec tant de détachement, effectivement je ne connais peut-être pas les bonnes personnes.
J'ai vraiment du mal à croire que Lorna qui est si froide tombe raide amoureuse du "camé", d'accord elle essaie vaguement de le protéger mais de là à tenter d'embrouiller les truands minables qui la tiennent ... !
La fin est elle aussi peu crédible, au lieu de se barrer le plus loin possible elle se "planque", allume le poële, ...
Je ne peux pas croire à une telle négligence, surtout dans son état. Ses marmonnements sont inaudibles.
Bref ce film m'a déçu, et ce n'est pas l'entretien dans les bonus et les questions existentielles sur la scène dans l'entrée qui relève le niveau, je déteste les interviewers déférents. La politesse suffit.
J'ai vraiment du mal à croire que Lorna qui est si froide tombe raide amoureuse du "camé", d'accord elle essaie vaguement de le protéger mais de là à tenter d'embrouiller les truands minables qui la tiennent ... !
La fin est elle aussi peu crédible, au lieu de se barrer le plus loin possible elle se "planque", allume le poële, ...
Je ne peux pas croire à une telle négligence, surtout dans son état. Ses marmonnements sont inaudibles.
Bref ce film m'a déçu, et ce n'est pas l'entretien dans les bonus et les questions existentielles sur la scène dans l'entrée qui relève le niveau, je déteste les interviewers déférents. La politesse suffit.
Commenté en France 🇫🇷 le 24 juin 2014
J'en sors à l'instant. Un film pur. Comme une guerre de l'émotion et des sentiments contre la cupidité. Comment ce qui est prémédité, anticipé, préparé peut échouer face à l'irrationalité des rapports humains. On ne maitrise ni ne façonne le hasard.
Arta Dobroshi est magnifique, les jeux d'acteurs formidables. Bref, on pourrait comme ça, lister une suite de qualificatifs pour masquer l'incapacité à trouver les bons mots; Car commenter un film des frères Dardenne, c'est difficile. Ca se vit.
Arta Dobroshi est magnifique, les jeux d'acteurs formidables. Bref, on pourrait comme ça, lister une suite de qualificatifs pour masquer l'incapacité à trouver les bons mots; Car commenter un film des frères Dardenne, c'est difficile. Ca se vit.
Commenté en France 🇫🇷 le 30 novembre 2010
Très beau film, dur et intense, magnifiquement interprété ; Prix du Scénario au 61ème Festival de Cannes de 2008.
Dans la veine du cinéma social "réaliste", Le Silence de Lorna reste un grand incontournable, notamment pour le personnage féminin, superbe, au parcours psy interne admirablement bien écrit. La fin est magnifique.
Attention cependant : le film peut rebuter certain public par son côté "sec" (pas de musique, rythme narratif parfois étrange : scènes importantes ou clef volontairement ellipsées mais séquences de normalité à rallonge...).
Plaira aux amateurs de Ken Loach et Mike Leigh.
Dans la veine du cinéma social "réaliste", Le Silence de Lorna reste un grand incontournable, notamment pour le personnage féminin, superbe, au parcours psy interne admirablement bien écrit. La fin est magnifique.
Attention cependant : le film peut rebuter certain public par son côté "sec" (pas de musique, rythme narratif parfois étrange : scènes importantes ou clef volontairement ellipsées mais séquences de normalité à rallonge...).
Plaira aux amateurs de Ken Loach et Mike Leigh.
2 personnes ont trouvé cela utile
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Commenté en France 🇫🇷 le 22 avril 2010
Comment font-ils? Les Dardenne produisent, bon an mal an, un chef d'oeuvre et, chaque fois, le nouveau chef d'oeuvre est encore plus troublant que l'ancien. Le silence de Lorna est une merveille qui foudroiera le spectateur par sa noirceur et son optimisme.
A voir.
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Meilleurs commentaires provenant d’autres pays
Ian Thumwood
3,0 sur 5 étoiles
The thriller that refuses to thrill
Commenté au Royaume-Uni 🇬🇧 le 22 décembre 2014
The Dardenne brother's "The kid on the bike" and "Two days, one night" had the knack of making the mundane and seemingly ordinary seem hugely compelling. Whilst both efforts are slow paced. they are almost manifestoes of what great cinema should be about. This earlier effort takes an alternative path and renders what is a shocking and far from ordinary story in to a disturbing narrative whilst never quite managing to transform itself in to a thriller or offer any real menace. The two latest films serve to make the small, Belgian town in the films as much as character as the individuals whereas the lack of familiarity with the Eastern European underground makes this story hard to relate to.
This isn't a bad film by any standard but I didn't feel it quite matched the other two films even though it had a very strong lead performance by Arta Dobroshi. I think that the principle problem is that her character, Lorna, is not particularly sympathetic but the film was also undone by the manner in which Claudy meets his fate. Having been familiar with what the Dardenne brothers produce, I thought that I had a clear idea of what this film would be about having read the synopsis. However, the burgeoning relationship between Lorna and Claudy is not the central focus and, if anything, to quote Adolf Eichmann's biographer, Hanna Arendt, this film is really about the banality of evil. The manner in which the first half of the film finished seemed particularly glib and, having set up the stalls to portray a character cheerfully about to depart on the route to redemption, it felt that the directors had immediately lost interest in him. I felt that the film struggled to recover after this point despite a valiant effort.
Whereas the other films felt totally real, the reactions of the various characters in this film was often hard to take. Claudy's family seemed equally acknowledging of the fact he had a wife about whom they were unaware as to his ultimate fate. This didn't seem to ring true to me. It is also a film of two halves - the first part concluding with the principle incident happening off screen with the consequence that the film became a bit confusing immediately afterwards. The involvement of the Russian mafia is not at all menacing until the film reaches it's conclusion and even this seems not to be fully resolved as if the directors had a wish to pick up the baton with Lorna in a later film. For me, the main problem was that I wasn't made to feel so interested in any of the protagonists and what could have been a pretty frightening and menacing film seemed to deliberately have the tension and excitement taken out of it - a bit like the kind of jazz issued on Manfred Eicher's ECM label where the red-blooded elements of human nature are frowned upon in favour of a more measured and cool approach. There are instances where this can work with great success yet "The silence of Lorna" seems like a warm up to the later two films where the appearances of Cecile de France and Marion Cottilard serve to transform both pieces in to masterpieces of 21st Century cinema. It is an Ok film and perhaps demonstrative that the Dardennes seem to be on some upwards journey as their approach to film making becomes increasingly more satisfying as cinema.
This isn't a bad film by any standard but I didn't feel it quite matched the other two films even though it had a very strong lead performance by Arta Dobroshi. I think that the principle problem is that her character, Lorna, is not particularly sympathetic but the film was also undone by the manner in which Claudy meets his fate. Having been familiar with what the Dardenne brothers produce, I thought that I had a clear idea of what this film would be about having read the synopsis. However, the burgeoning relationship between Lorna and Claudy is not the central focus and, if anything, to quote Adolf Eichmann's biographer, Hanna Arendt, this film is really about the banality of evil. The manner in which the first half of the film finished seemed particularly glib and, having set up the stalls to portray a character cheerfully about to depart on the route to redemption, it felt that the directors had immediately lost interest in him. I felt that the film struggled to recover after this point despite a valiant effort.
Whereas the other films felt totally real, the reactions of the various characters in this film was often hard to take. Claudy's family seemed equally acknowledging of the fact he had a wife about whom they were unaware as to his ultimate fate. This didn't seem to ring true to me. It is also a film of two halves - the first part concluding with the principle incident happening off screen with the consequence that the film became a bit confusing immediately afterwards. The involvement of the Russian mafia is not at all menacing until the film reaches it's conclusion and even this seems not to be fully resolved as if the directors had a wish to pick up the baton with Lorna in a later film. For me, the main problem was that I wasn't made to feel so interested in any of the protagonists and what could have been a pretty frightening and menacing film seemed to deliberately have the tension and excitement taken out of it - a bit like the kind of jazz issued on Manfred Eicher's ECM label where the red-blooded elements of human nature are frowned upon in favour of a more measured and cool approach. There are instances where this can work with great success yet "The silence of Lorna" seems like a warm up to the later two films where the appearances of Cecile de France and Marion Cottilard serve to transform both pieces in to masterpieces of 21st Century cinema. It is an Ok film and perhaps demonstrative that the Dardennes seem to be on some upwards journey as their approach to film making becomes increasingly more satisfying as cinema.
michael connell
2,0 sur 5 étoiles
PATHETIC, the Subtitles DONT WORK
Commenté au Royaume-Uni 🇬🇧 le 16 août 2021
This would be a 5 star review BUT the subtitles do not work at all in spite of the film indicating they are turned on at the start. This is a great disappointment since to anyone with a smattering of French, since it is clearly a magic film. This represents a complete failure in manufacture and should be remedied without delay
Derek
4,0 sur 5 étoiles
Challenging
Commenté au Royaume-Uni 🇬🇧 le 25 avril 2012
A compelling though dour film. Relevant story about immigration, criminalisation and exploitation; not easy entertainment. Has been shown on tv
Mr. C. G. Stewart
5,0 sur 5 étoiles
Good price. Haven't watched yet
Commenté au Royaume-Uni 🇬🇧 le 9 avril 2016
Good price. Haven't watched yet, but have loved everything I've seen by the Dardenne brothers.
Alicekel
5,0 sur 5 étoiles
Great film
Commenté au Royaume-Uni 🇬🇧 le 17 octobre 2013
Loved this film so much. Pretty tough but such a beautiful woman character. I highly recommend this film and all the films of these directors.



