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Le temps de nous aimer : Robert, Denise et Victor, courriers de guerre 1914-1918 Relié – 18 octobre 2012

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Description du produit

Extrait

LE PASSEPORT BLEU gisait parmi les quelques photographies, lettres et objets que chacun de nous conserve de l'adolescence. Je les avais entassés dans une valise avec mes livres favoris avant de quitter le domicile parental à dix-huit ans, pour une vie d'expédients et d'aventures à l'étranger qui devinrent de longs reportages au Brésil, en Afrique et en Asie.
Plus tard, mon mariage avec l'indomptable Régine, la naissance de nos fils ne nous assagirent ni elle ni moi. Nos séjours africains, la découverte des courses en Manche sur un vieux sloop anglais, celle des canaux de Terre de Feu ou l'errance autour de l'archipel des Açores bouleversèrent le cours de nos existences, multipliant séparations et retrouvailles. La valise aux souvenirs, parfois perdue puis retrouvée, finit par atterrir sur la loggia d'un minuscule bureau parisien. C'est là, en 2003, que je l'ouvris pour la première fois depuis trente ans. Le passeport bleu que j'y retrouvai était celui de mon grand-père, Robert Rey. Sa femme, Denise, surnommée Kikite, me l'avait donné alors que je lui rendais visite le jour de mes quinze ans.

- Ton grand-père l'avait sur lui quand il est mort.

Robert avait été foudroyé par une crise cardiaque devant son domicile parisien, en descendant de voiture, le 22 décembre 1964, à l'âge de soixante-quinze ans. J'en avais neuf et, en plus de l'intérêt et de la tendresse qu'il me manifestait, il s'adressait toujours à moi en adulte. Je l'avais donc beaucoup pleuré.
Je savais qu'il avait «fait 14-18», organisé un réseau de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et que ses livres sur l'art faisaient autorité. Mais le plus important était ses «affreux», hommes enfants grotesques et désopilants, qu'il me dessinait parfois quand il me prenait à déjeuner le jeudi dans son studio, porte d'Orléans. Robert avait délaissé le domicile conjugal quinze ans avant sa mort pour cette vaste pièce dont l'atmosphère tenait tout à la fois de la chambre d'étudiant et de la garçonnière. Une peau d'ours blanc, tête empaillée gueule ouverte, s'étalait au sol. Au-dessus du lit, une main en plâtre surgissait du mur, tenant délicatement un fil électrique où pendait un abat-jour d'opaline. Les parois étaient couvertes de tableaux, les meubles envahis de sculptures dont la plus petite, d'un bel émail veiné, me fit pouffer de rire quand je la découvris. Elle représentait deux femmes nues allongées, l'une enfouissant sa tête entre les cuisses de l'autre. À ma question goguenarde, vaguement honteuse sur ce qu'elles faisaient, Robert m'avait répondu :

- Elles s'aiment, vois-tu.

Ces souvenirs me revenaient en feuilletant son passeport quand une feuille pliée en quatre s'en échappa. C'était une lettre en papier pelure très jauni à en-tête calligraphié. Elle était datée du 26 octobre 1916.

Le commissaire du Gouvernement près le Conseil de Guerre à Mr le Colonel commandant le 24e régiment d'artillerie,

J'ai l'honneur de vous rendre compte que j'ai désigné Mr Rey comme défenseur d'office des soldats Morin et autres. L'audience est fixée au samedi 28 octobre 1916 à Ramerupt à 14 heures.

Quels avaient donc été les crimes de ces poilus ? Pourquoi Robert avait-il été choisi comme défenseur ? Et pourquoi garda-t-il cette convocation sur lui jusqu'à son dernier jour ? Avait-il sauvé les «soldats Morin et autres» du peloton d'exécution ou bien l'inverse ?

J'avais toujours vu sur le bureau de Kikite une photographie en noir et blanc de Robert, jeune soldat moustachu, fièrement campé, mains dans les poches au côté d'un autre soldat à longue barbe blanche portant lorgnon, les deux hommes arborant le même képi souple. Ce vieux guerrier aux côtés de Robert était son père, Victor Rey, qui fit toute la guerre de 14-18 avec son fils.
Kikite, qui avait épousé Robert en 1912, racontait souvent que le courrier fonctionnait bien pendant la guerre. Elle recevait chaque jour une lettre de son mari et de son beau-père, envoyée du front.

(...)

Revue de presse

Grâce à ce beau livre, comme les éditions de La Martinière savent les réaliser, on se passionne pour ce récit. Outre l'histoire d'amour hors norme des deux hommes pour « leur idole adorée », on suit avec attention l'évolution des combats dans les tranchées ainsi que celle des émotions des deux poilus...
Ne faisons pas l'impasse sur l'incroyable vie de Victor. L'homme à la belle allure quitte l'école à 14 ans, puis devient communard. Il s'engagera par la suite aux côtés des zouaves en Kabylie. Tout plutôt que le bagne. Son destin le mène à Hanoi, au Sénégal, en Nouvelle-Calédonie ou encore à Tahiti où grandit son fils. Secretan, autrefois rédacteur en chef de l'agence Sygma, nous régale par les archives photo publiées dans ce livre. Quels trésors que ces clichés couleur sépia, datant de la fin du XIXe siècle, pris à l'autre bout du monde  !...
Thierry Secretan a réalisé là un travail ­exceptionnel. En nous offrant son héritage personnel et familial par la publication de ces centaines de lettres, il enrichit notre patrimoine national. Il n'est pas une page qui ne mérite d'être lue avec attention. A l'heure où tous les poilus ont disparu, nous voudrions être sûrs que chaque Français, à l'instar de Secretan, montera un jour au grenier récupérer jusqu'à la dernière bribe de notre histoire. Et de nous-mêmes. (Valérie Trierweiler - Paris-Match, novembre 2012)

Sur la guerre de 1914-1918, on a déjà lu de solides ouvrages d'histoire, des romans fameux, vu des archives filmées ou des fictions inspirées. Le livre de Thierry Secretan, consacré lui aussi à cette période, est cependant singulier, et ce, dès son intitulé : 1914-1918, le temps de nous aimer. Qui est «nous» ? Une triade de prénoms, Victor, Robert et Denise, respectivement arrière-grand-père, grand-père et grand-mère de l'auteur...
Mobilisés et envoyés au front, Robert et Victor adressent leur amour à la même femme, Denise, qui est à la fois l'épouse du premier et, partant, la belle-fille du second. On dirait du Courteline (que Victor et Robert fréquentaient), mais du Courteline saisi par un superbe esprit fouriériste. Loin de concevoir jalousie, rivalité ou embarras, les deux hommes et la femme vont mutualiser leur amour et inventer une version fort peu bourgeoise du ménage à trois. Une version anarchisante sur laquelle souffle le vent de leur liberté augmentée parce que conjuguée...
Victor et Robert sont deux instruits qui citent Edgar Poe, Verlaine ou les antiques. Le père, haut fonctionnaire, a fait carrière dans les colonies, du Tonkin à Tahiti où il connut Gauguin. Le fils, qui bourlingua avec son père, a obtenu une licence de droit et de lettres et fut secrétaire du musée de Cluny. Des grands bourgeois ? Plutôt une élite républicaine et laïque. En filigrane de leurs belles lettres, Victor et Robert racontent une autre histoire de la IIIe République, à gauche toute, née avec la Commune de Paris où, en 1871, Victor fit le coup de feu contre les Versaillais...
Victor, Robert et Denise ont survécu. Thierry Secretan referme le livre en nous informant de leur destin qui ne fut pas toujours celui qu'ils avaient espéré. Mais leur correspondance est d'une telle puissance romanesque qu'elle permet d'imaginer qu'une lettre de Denise a été retrouvée. Celle où elle disait à Victor et Robert : «Mes petits chéris, je vous aime.» (Gérard Lefort - Libération du 13 décembre 2012)

" Nous vous aimons beaucoup. Nous n'aimons que vous. " Cette singulière configuration sentimentale et militaire ajoute à l'intérêt d'une correspondance qui relate bien le quotidien des artilleurs dans l'arrière-front tout en révélant de fortes personnalités. De très belles illustrations donnent à voir des fac-similés, esquisses et photos d'époque, ainsi que les clichés contemporains du photographe Thierry Secrétan, petit-fils de Robert, qui a retracé leur parcours. (André Loez - Le Monde du 13 décembre 2012)

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