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Les vies de Sade : Coffret en 2 volumes : Sade en son temps ; Sade après Sade-Sade au travail Coffret produits – 27 septembre 2007

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Extrait

Il signait De Sade. Ses contemporains l'as­sociaient à son titre de marquis. La postérité l'a réduit finalement à une seule syllabe, brève, énigmatique, inquiétante. Il voulait être reconnu comme un homme de lettres. Il a longtemps été un cas pour les juristes, pour les psychiatres, pour les amateurs de petite histoire. L'interdit provoquait la curiosité. La censure appelait la sacralisation. On parlait du divin Arétin, on eut parallèlement le divin marquis. Mais adversaires et thuriféraires partageaient un même refus de comprendre historiquement celui qui était l'objet de leur exécration ou de leur dévotion. Celui qui s'est aventuré au plus loin dans l'exploration de nos hantises et de nos désirs les plus noirs défie le commentaire : comment parler posément de ce qui nous bouscule, de ce qui bafoue nos références morales ? Un juste milieu est-il trouvable entre l'exception et le banal, un Sade résolument hors de toute norme et un Sade sagement rangé dans nos bibliothèques, alphabétiquement entre Sachs et Sagan, historiquement entre Laclos et Stendhal ? Le pari du présent album est de donner à voir avant de commenter. Il s'agit de montrer un noble provençal, un libertin en cavale, un prisonnier passionné de littérature, dans les décors qui ont été les siens, puis de faire voir ses manuscrits, de suivre sa plume en train d'écrire, son imagination en train de travailler.

L'album se présente donc comme un distique. Sade dans son temps et dans le nôtre interroge, images à l'appui, la tension entre des déterminismes qui condamnent le descendant d'une grande famille aristocratique à devenir un débauché crispé sur ses privilèges et l'irréductible opiniâtreté d'un écrivain qui transmue les fatalités de son histoire en une création littéraire. Le seigneur de La Coste serait resté un libertin obsessionnel et hargneux parmi d'autres s'il n'avait trouvé les mots pour dire comme personne avant lui ses pulsions et ses rêveries. Il n'aurait été qu'un fils de famille dévoyé, s'il n'avait transformé sa révolte en une dénonciation philosophique et en une invention romanesque. L'Ancien Régime, ta Révolution el l'Empire, l'un après l'autre, l'enferment comme irrécupérable. C'est pourtant les fastes d'un Ancien Régime finissant, son luxe et son raffinement rococo qui lui offrent le cadre de ses rêveries. C'est la fracture révolutionnaire et la parenthèse qu'elle représente dans la continuité des institutions, le souffle sublime d'une volonté de refaire le monde qui lui permettent de publier et sans doute même de radicaliser sa pensée. Sous l'Empire, le prisonnier joue enfin de la contradiction entre la nouvelle médecine mentale et le retour à l'ordre religieux.
La trace de sa sépulture effacée, son nom gommé de l'arbre généalogique familial, ses manuscrits détruits, ses livres traqués, commence la revanche de celui qui devient l'une des figures centrales de notre modernité et même de notre postmodernité. Sa destinée posthume passe par une série d'appropriations et d'instrumentalisations. Il avait déjà vécu son existence sur le mode de l'imaginaire, entre les différents rôles que sa famille, le pouvoir, l'opinion lui ont fait jouer : le jeune homme contre lequel sa famille réclame une lettre de cachet, l'aristocrate qui doit être puni pour l'exemple, le grand seigneur méchant homme, quand ce n'est pas le saigneur féodal. Le voici, au XIXe siècle, déguisé en séducteur diabolique ou en romantique provocateur, en malade ou en dandy, en homme du passé ou de la Révolution, en noble décadent ou en poète visionnaire, en chrétien paradoxal ou en immoraliste. Il peut devenir le garant et le réfèrent de toutes les avant-gardes en mal de radicalité. Si son oeuvre a été longtemps menacée par la censure, elle l'est soudain par le commerce. On détruisait Justine au nom des bonnes moeurs, on risque d'en faire le simple prétexte d'une nouvelle ligne de couture. Toujours est-il que Sade garde son actualité, son urgence, entre la crise baroque du monde et les grands craquements qui ont emporté notre sens du progrès et des droits de l'homme. Les malheurs qui accablent la pauvre orpheline livrée à la cruauté du réel n'ont rien perdu de leur ironique provocation dans la bonne conscience qui est la nôtre au chevet de toutes les victimes, dans la demande d'amende honorable et de repentance, dans la juridiction universelle de tous les crimes contre l'humanité.
Il reste à revenir à la seule certitude que Sade puisse nous offrir, la réalité de son écriture. Les manuscrits reproduits ici montrent une pensée qui se cherche à travers les mots des autres, un imaginaire qui s'affirme d'ébauche en ébauche. L'écrivain est d'abord un lecteur. Un lecteur qui polémique, qui se révolte, qui refuse d'acquiescer, en même temps qu'un rêveur qui joue avec les possibles sans transiger avec ses désirs. On sait que, des Infortunes de la vertu à Justine, de Justine à La Nouvelle Justine et à l'Histoire de Juliette, l'invention littéraire reste pour Sade perpétuellement ouverte, mais la vue des notes de lecture et des brouillons invite à pénétrer dans un espace encore plus mobile, habité à la fois de conviction et de tâtonnement. La fiction s'y cherche, avant d'être fixée par des formes littéraires, par le fil d'une histoire. À l'enfer­mement de Sade dans les prisons d'un sens, le présent voyage à travers une vie et des textes voudrait opposer une liberté radicale : Sade rendu à lui-même, dans la dispersion de ses essais, dans la réalité physique d'une plume sur le papier et d'un imaginaire dans un corps.

Revue de presse

Manuscrits en fac-similés, documents rares : un passionnant coffret de deux volumes rend l'irrécupérable marquis à son temps, nous le montre au travail et souligne ce que nous lui devons encore. Michel Delon, le subtil et précis éditeur de Sade dans la Pléiade, fait semblant de croire, dans son histoire de la réception des oeuvres du Divin Marquis, que je mets de temps en temps des perruques du XVIIIe siècle pour mes apparitions médiatiques. Ce dont il ne semble pas avoir eu connaissance, en revanche, c'est que la décision de publier ce monstre sur papier bible a été prise par Antoine Gallimard et moi, fin 1982, dans un avion pour New York. Voilà pourtant une date qui permet d'évaluer à neuf toutes les autres. Beaucoup d'eau trouble ou imaginaire a, depuis, coulé sous les ponts, mais le réel est là : ces livres infâmes, avec gravures d'époque, sont disponibles dans toutes les bonnes librairies, la seule question étant maintenant d'évaluer s'il y a encore des têtes pour savoir les lire. Rien n'est moins sûr...
Michel Delon a raison de parler des «vies» de Sade, même si la plus grande partie de son existence s'est passée en prison. Une seule vie passionnée quand même : écrire...
Sade est au clavecin, il improvise, il fait monter les mots, il compose, en vrai musicien baroque (c'est un génie baroque), une Suite française, à la Bach. Quel charme, quelle fraîcheur. (Philippe Sollers - Le Nouvel Observateur du 11 octobre 2007 )

Qu'était Sade et qu'est-il ? Un aristocrate débauché de l'Ancien Régime ? Un écrivain ? Un mythe ? Un héros de beau livre ? Spécialiste du XVIIIe siècle, éditeur de Sade (et Diderot) dans la Pléiade, Michel Delon fait le point sur les études sadiennes dans les Vies de Sade, un coffret en deux volumes paru cet automne. Le premier tome (Sade en son temps), lui-même divisé en deux, présente une approche biographique du marquis agrémentée d'illustrations à ne pas mettre sous tous les yeux, suivant les conventions sexuelles actuellement en vigueur, puis des éléments sur la réception de l'oeuvre sadienne de son origine à nos jours qui ont aussi un aspect croquignolet. Le second (Sade au travail) reproduit et commente deux «cahiers de prison», en particulier le manuscrit de «Miss Henriette Stralson ou les Effets du désespoir» et d'autres textes qu'on retrouvera dans les Crimes de l'amour. Michel Delon rappelle le monde dans lequel vécut le jeune Sade (né en 1740 et mort en 1814, enfermé une première fois en 1772 et quasi définitivement à partir de 1778). (Mathieu Lindon - Libération du 13 décembre 2007 )

Voici deux cahiers qui sentent l'humidité des cachots. Deux cahiers noircis derrière les barreaux par la main de Donatien Alphonse François de Sade et qui nous sont miraculeusement parvenus...
Le texte qui accompagne ces deux cahiers, signé par le grand spécialiste de Sade, Michel Delon, éclaire très agréablement la vie mouvementée du marquis et l'histoire de sa postérité, qui ne le fut pas moins. (Jérôme Dupuis - Lire, décembre 2007 )

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